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n petit tour dans Le Fort et l’histoire de Vesseaux
e village du Fort, chef-lieu de la commune de Vesseaux, doit son nom à ses remparts restaurés pendant la Guerre de Cent Ans, vers 1380. Il s'est établi autour d'un important et riche prieuré de la Chaise-Dieu, de l'église et de l'enclos funéraire. On trouve mention de l'église dès 1135, mais une église carolingienne l'a probablement précédée succédant peut-être elle-même sans doute à un établissement gallo-romain.
iguerie carolingienne, Vesseaux (Vallis vessialica au 10ème siècle), fut antérieurement probablement le centre d'une circonscription de l'Helvie gallo-romaine. Petit centre sous la domination des barons de Boulogne, Vesseaux devint pendant la Révolution, chef-lieu d'un éphémère canton qui fut dépecé en 1802 au profit d'Aubenas, Villeneuve de Berg et Privas. Devenue commune ordinaire, en voie d’urbanisation dans l'orbite d'Aubenas, Vesseaux vient de rejoindre celle-ci dans la communauté de communes du Pays d’Aubenas-Vals.
Le bourg- centre est devenu commune résidentielle.
e village, de par sa situation sur le grand chemin d'Aubenas à Privas, eut à souffrir de toutes les périodes troublées: Guerre de Cent Ans (l'église et le prieuré auraient subi des destructions), guerres de religion (occupation par une troupe protestante et reprise en1587 par les catholiques). On retrouve facilement l'emplacement du rempart ayant protégé le village Sa partie nord, nord-ouest est pratiquement intacte avec sa tour carrée et l' ancienne porte,
murée, donnant sur le lit de Lioupoux par où arrivait le chemin primitif. Cette partie du rempart abritait le fort proprement dit, plus lieu de modeste garnison que logis seigneurial, sous l'autorité des Barons de Boulogne. On peut y voir quelques fenêtres trilobées et archères.
Au centre du village, se dresse l'église, dédiée à Saint Pierre aux liens, avec son porche classé du 12ème dans la tradition des grands porches descendue de la Montagne et ses curieuses sculptures et inscriptions. On peut remarquer, en particulier sur le clocher (rehaussé d'un étage au milieu du 19ème siècle et coiffé de tuiles vernissées provenant de Boulogne si l'on en croit la tradition) de nombreuses pierres en réemploi. Le
chœur et la croisée de transept ont été repris en style gothique au 15ème ou 16ème siècle, des chapelles latérales ajoutées, mais on retrouve les deux travées de la nef romane et la sobriété des églises d'origine monastique.
côté de l'église, le marché aux châtaignes s'est tenu sous " les arceaux".jusque vers 1950. L'ancien prieuré a pratiquement disparu. Un couvent du 19ème siècle lui a succédé, devenu maison de retraite.
lacettes et calades du village ne manquent pas de charme. On peut remarquer l ' ancienne maison renaissance attribuée au prieur avec sa tour d' escalier à vis, imaginer la place de l' église lorsqu' elle était cimetière, l'ancien chemin royal longeant le rempart du nord au sud et Clothilde de Surville la poétesse, hélas imaginaire, peut faire rêver.
’économie locale a été jusqu’au milieu du siècle précédent le nôtre essentiellement agricole et, marquée par une large place faite au châtaignier : 450 hectares sur les 1800 ha de la commune produisant le marron de Vesseaux : la Bouche rouge particulièrement appréciée par la confiserie.
a démographie a été particulièrement marquée par une forte expansion jusqu’ au milieu du 19ème siècle dépassant les 1500 habitants vers 1860 puis par un long déclin, le fond étant touché avec 707 habitants en 1947. Un renouveau commence avec une progression due à la rurbanisation autour d’Aubenas pour atteindre 1400 habitants aujourd’hui.
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